bon à savoir...

au secours, mon cheval a froid!! quelques infos pour tordre le cou aux idées reçues.....

Vous avez probablement vu trembler votre cheval: pas de panique ! Trembler est une manière normale et efficace pour produire de la chaleur. Chez l’humain le fait de trembler est le dernier stade avant la surfusion et c’est pour ça qu’on le trouve tellement alarmant.

 

Fort probable que votre cheval tremble en octobre/novembre, pendant les premiers jours froids et humides. Ne mettez surtout pas de couverture ! Il est nécessaire que votre cheval ait froid en cette période.

C’est ce froid qui incite la production de son poil d’hiver et est nécessaire pour transférer son métabolisme en « position d’hiver ».

Si votre cheval a néanmoins froid pendant l’hiver, regardez plutôt son alimentation.

L’énorme appareil digestif du cheval est la source la plus importante de chaleur. En digérant du foin beaucoup de chaleur se produit. Par contre, très peu d’effort est nécessaire pour la digestion d’aliments concentrés et donc très peu de chaleur est produit.

 

Transpirer, dangereux ou pas ?

Que les chevaux attrapent froid quand on les met au pré en transpirant, est un préjugé qui a la vie dure.

Contrairement aux humains chez qui la peau sèche par évaporation, la peau du cheval sèche par le fonctionnement capillaire du poil, qui absorbe la transpiration (donc sans refroidissement !) et la transpiration s’évapore à l’extérieure du poil.

Le fait que les chevaux puissent transpirer n’est pas si évident. La plupart des animaux transpirent peu (les chiens ou chats par exemple ne transpirent que par les coussinets et la truffe), mais manifestement le cheval a spécialement évolué pour pouvoir transpirer.

Dans l’environnement naturel, la température centrale d’un cheval descend rarement trop bas. Le rhume est inconnu chez les chevaux vivant en nature.

 

En pension conventionnelle, la température ambiante varie brusquement

Les chevaux gardés dans des boxes ou stalles closes vivent dans un environnement de température plus ou moins constant. Ils ne profitent pas de stimuli que représentent les fluctuations de température pour déclencher leurs systèmes de régulations thermiques.

Ils n’auront pas l’occasion d’exercer leurs muscles responsables de l’hérissement de ses poils, de dilater ou rétrécir les vaisseaux sanguins de la peau, ou même activer les glandes sudoripares. Si ce manque d’exercice est prolongé, les muscles s’atrophient et perdent leur faculté de fonctionner efficacement.

Les trois mécanismes thermorégulateurs musculodépendants vont faire défaut, laissant le cheval sans possibilité de régulariser sa température interne.

 

1er exemple : le cas extrême du cheval vivant dans une grange, il est monté une ou deux fois par semaine dans une arène couverte, attenante à la grange. Un beau jour d’hiver, il est sorti pour une randonnée. Cet animal est alors confronté à un changement soudain de température ambiante de 20° à 30°. Les muscles responsables de la thermorégulation ne sont pas entraînés et ne fonctionnent pas proprement. La température centrale de l’animal n’est pas corrigée aussi vite et aussi bien que voulu. Elle va descendre et rester trop bas pendant un bon bout de temps. Avec une température centrale trop basse (ou trop élevée), les processus biochimiques des cellules, dont la vie dépend, sont perturbés. Si, par exemple, la production des leucocytes responsables de la lutte contre les infections est affectée, cela va donner un dysfonctionnement de ce système de défense. Même partiel, il laisse la porte ouverte aux germes et virus provoquant maladie ou infection.

 

2ième exemple : le poulain né au box qui, à cause du « mauvais temps », est gardé à l’intérieur pendant une ou deux semaines, parfois avec une couverture. Cet animal ne recevra pas de stimuli sensoriels pour apprendre à la peau de réagir contre le chaud ou le froid. Ses mécanismes thermorégulateurs ne se développent pas comme ils devraient, et son corps n’apprend pas à se défendre contre les variations de température. Même des petites baisses de température vont le refroidir, les processus biochimiques ne fonctionnent pas comme il faudrait. Le système immunitaire vulnérabilisé ne marche pas et ne peut pas produire de défense. Le poulain est alors laissé extrêmement vulnérable aux rhumes et aux autres maladies, ce qui est souvent présenté comme « preuve » que l’on n’aurait pas dû sortir le poulain par ce temps froid. Il n’y a pas besoin de températures extrêmes pour arriver à un déséquilibre des températures centrales chez un cheval privé de son environnement naturel.

 

3ième exemple : un cheval en sueur est mis au box. Le manque de mouvement d’air fait que le refroidissement prend plus de temps que dans un environnement naturel. Le cheval va transpirer longtemps. L’air qui entoure le cheval devient saturé d’humidité par ce même manque de courant d’air, et le séchage va prendre plus de temps. Le cheval se refroidit, laissant la porte ouverte à des infections ou d’autres maladies.

 

Les couvertures 

Le cheval possède une isolation cutanée suffisante pour résister à quasiment toute température. Par contre, si l’on met une couverture, il est impossible pour le cheval de soulever et d’utiliser l’activité de ses poils pour rester chaud. Les couvertures s’opposent en plus à la formation d’une robe d’hiver, et le cheval ainsi traité n’est pas préparé pour les températures basses.

Quand le cheval marche, l’activité des muscles génère de la chaleur qu’il faut dissiper. Le mouvement de l’air sur sa robe est essentiel.

Quand le cheval est couvert, la conduction de la chaleur par l’air en mouvement ne se fait pas. Même en hiver, et même avec des travaux modérés, on peut voir que le cheval « surchauffe » sous sa couverture.

On voit souvent les gens couvrir un cheval en sueur.

La transpiration qui devrait s’effectuer par les mouvements d’air est maintenant piégée sous la couverture. Sans courant d’air, l’espace entre les poils restera humide. Le cheval mettra plus de temps pour sécher, et la température interne de l’animal tombe trop bas.

Si on couvre un animal transporté dans un van, on laisse normalement libres les jambes postérieures, notamment des deux cotés de la queue ou l’on trouve le trajet du nerf sciatique. L’abdomen est aussi exposé. Si le cheval a besoin de réchauffer une partie de son corps, il doit chauffer le corps tout entier. Cela veut dire que, pour chauffer son abdomen et ses postérieurs, le cheval va réchauffer la totalité de son corps. Les endroits couverts deviennent trop chauds, ce qui entraîne la transpiration. Elle est visible sous la couverture où il n’y a pas de courant d’air pour évacuer l’humidité. Les endroits froids deviennent encore plus froids. La conclusion est qu’une couverture prive le cheval de son système thermorégulateur vital et hautement performant dans tous les cas de figure.

 

Coupe des poils et rasage 

Ils déprécient également l’habilité du cheval à réguler sa température centrale. Sans son sous-poil, le cheval ne peut augmenter l’isolation en dressant ses poils. C’est particulièrement nuisible quand une partie du cheval a été rasé. Ou bien les parties rasées sont trop froides, ou bien les parties non rasées sont trop chaudes.

 

 

Résumé

Il est important pour la santé du cheval qu’il soit constamment exposé à un environnement naturel.

L’enfermement avec des températures quasi-constantes et le manque de courant d’air, les couvertures qui s’opposent à la fonction musculaire de la peau et qui créent des différences thermiques autour du cheval et les rasages détruisent tous, la thermorégulation normale du cheval.

Trois des quatre mécanismes thermorégulatoires de la peau dépendent de l’action musculaire. Comme tout muscle, ceux-là, aussi, ont besoin de stimulation et d’entraînement pour bien fonctionner.

 

On ne devrait pas saboter cette merveilleuse régulation. L’homme est incapable de juger la thermorégulation d’un cheval, et ne devrait pas s’immiscer, qu’importent ses bonnes intentions.

 

 

aloé, albane et anita

 

données issues de equibonheur.com, le cheval naturellement.

l'ardennais en bref

C'est l'une des plus anciennes races de trait en France, étroitement liée génétiquement au trait du nord et à l'auxois.

L'ardennais constitue une race souche, à la base de nombreuses autres races.

Il est notamment à l'origine du comtois et a fortement infusé le breton. Il a également aidé à la constitution de races russes et italiennes.

On le trouve principalement dans le quart nord-est (champagne-ardenne, lorraine, alsace), mais également quelques spécimens dans le grand ouest, ainsi que dans les ardennes belges.

 

De l'époque romaine au 19eme siècle, cette race a répondu aux besoins de la guerre et de l'agriculture.

Résistants et rustiques, ils seraient les seuls chevaux qui soient revenus de la campagne napoléonienne de Russie...

 

Depuis la fondation de son livre généalogique, l'ardennais a reçu peu d'apports éxogènes.

Seulement après la guerre, la race avait tellement souffert que l'on pris l'habitude de croiser avec des étalons belges, dont certains étaient des colosses.

 

C'est un cheval de type bréviligne, cubique, compact, et près de terre, pesant de 500 à 800 kgs, très doux et très docile.

La taille maxi est de 1,62 pour les mâles et 1,60 pour les femelles (actuellement bien souvent dépassée).

Il exprime masse, densité et puissance.

Il demeure un cheval de trait par excellence, alliant force, endurance et docilité.

 

Du fait de ses qualités de rusticité, sobriété, docilité, son calme et son très bon caractère, il peut réellement devenir un très bon compagnon de loisir.

C'est le plus doux et le plus facile des chevaux de trait, celui qui résiste le mieux à des conditions de stress et convient le mieux à un utilisateur débutant.

 

On trouve essentiellement dans l'ardennais la robe baie cerise, typique de l'ancien "artilleur ardennais" utilisé pour la remonte militaire, mais aussi du rouan (diffusé par le sang belge), éventuelllement de l'aubère, de l'alezan et du gris fer, à l'exclusion de toutes les autres couleurs (par exemple, du bai clair au bai foncé, mais pas de noir).

 

 

paquita et anita, ardennaises rouannes

 

alizée, ardennaise baie

 

salma, ardennaise alezane

 

dalia, ardennaise aubère

 

tétine, ardennaise gris fer (appartenant à mon amie magali)

 

Article réalisé à partir de "les races équines en France", ed.France agricole.

Qu'est-ce qu'un cheval de trait?

On parle de cheval de trait pour définir, depuis l'invention de la roue, les animaux aptes à la traction.

Mais l'arrivée et le développement de la motorisation ont changé la donne, marginalisant l'utilisation de nos races de trait.

Paradoxalement, c'est la production bouchère qui a permis à ces races de ne pas complètement disparaitre.

Néanmoins l'élevage orienté dans ce but a engendré une profonde modification quant aux standards, avec la recherche d'animaux de plus en plus massifs.

Ils sont d'ailleurs désignés à partir de ce moment sous l'appellation "chevaux lourds", perdant une grande partie de leur expression, de leur trempe et de leur énergie.

 

Cette tendance semble aujourd'hui se modifier.

Le recul de l'hippophagie, l'importance nouvelle accordée aux espèces menacées, la prise de conscience des problèmes écologiques et environnementaux, la raréfaction des énergies fossiles ou encore la nécessité d'une agriculture moins polluante sont autant de raisons ayant engendrées une réflexion.

Le cheval de trait, qui alors a retrouvé son appellation d'origine, trouve dans ce paysage de multiples utilités possibles, telle l'attelage, aujourd'hui une discipline équestre en plein essor.

 

L'avenir du cheval de trait?

L'énergie animale peut apporter de vraies réponses aux problèmes de certains pays en voie de développement, en revanche dans l'agriculture des pays riches il faut admettre l'évidente limite de la traction animale.

Dans de nombreuses régions de France des efforts sont réalisés pour donner aux chevaux de trait une place dans l'économie locale, avec des initiatives dans le domaine du débardage de grumes en forêts (ce qui évite de défoncer les chemins), pour le travail de petite polyculture dans un environnement difficile (dans les vignes, en maraichage...), voire même grâce à un système de ramassage des ordures ménagères en ville ou de promenades touristiques en calèche.

Néanmoins au delà de ces initiatives, la production de viande reste la 1ere filière de débouché pour le cheval de trait.

 

Le patrimoine équin français

La France est le pays qui possède le plus grand nombre de races de trait au monde.

Il s'agit de l'ardennais, de l'auxois, du percheron, du postier breton, du franc comtois, du cob normand, du boulonnais, du trait du nord et du mulassier poitevin, soit 9 races au total.

Nos races superbes, anciennes et de grande qualité sont enviées par de nombreux pays.

Les USA ont importé des percherons dès le 19eme, l'Espagne a créer des Hispano-breton et au Japon se sont développées des épreuves de traction avec nos chevaux de trait.

Néanmoins les effectifs français sont faibles et certaines de ces races sont ou ont été menacées d'extinction comme l'ardennais ou le trait du nord.

 

 

 

Article réalisé à partir de "les races équines en France", éd. France agricole

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